( 12 février, 2015 )

Générique et Introduction

Voici, pour commencer un petit résumé du thème de ce blog :

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le nazisme

Introduction :

 » J’aurais pu éliminer tous les sionistes du monde mais j’en ai laissé quelques uns pour que vous sachiez pourquoi je les ai exterminés. »

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Hitler dans cette citation affirme sa haine et sa soif d’être connu et reconnu mais surtout de montrer de quoi il était capable, il voulait que tout le monde comprennent ses opinions et sa façon de penser.

Cette doctrine a notamment causé ce que l’on appelle aujourd’hui la Shoah, qui représente la mort de six millions de Juifs et 500 000 Tziganes. Pour arriver à ces génocides, Hitler a dû franchir de nombreuses étapes jusqu’à devenir chancelier du III Reich, de 1933 à 1945. Le 30 Janvier 1933, Hindenburg demande à Hitler de choisir un gouvernement or, cela ne s’est pas fait immédiatement.HitlerHindenburg Hitler a su profiter de la crise économique de 1929 qui a fortement touchée l’Allemagne et des dommages causés par la Première Guerre Mondiale, car cette Grande Guerre a laissé aux allemands un sentiment de culpabilité principalement à cause du traité de Versailles rédigé en Juin 1919 par la France. C’est dans cette condition que le 9 Novembre 1923 Hitler fait un coup d’état à Munich, ce qui va aider au parti nazi. Or, cela ne suffit pas et de 1925 à 1929, le parti nazi n’a pas beaucoup d’importance c’est de 1929 à 1933 que ce parti va prendre de l’ampleur et va même gagner les élections notamment aux élections de novembre 1932 où le nombre de sièges du parti nazi tombe à 196. Si deux, seulement, sur les trois opposants politiques d’Hitler : les socialistes, les communistes et les catholiques- centristes, avaient fait front, ils auraient pu le mettre en minorité. Mais ils ne se rendaient pas compte du danger. De plus, la faveur populaire d’Hitler restait solidement ancrée. C’est dans cette situation qu’Hitler a réussi à mettre en place le nazisme en Allemagne, qui est une politique anticommuniste et violemment antisémite. De 1934 à 1939, Hitler va revenir sur les articles du Traité de Versailles, considéré comme un Diktat pour le peuple allemand, c’est pour cela qu’en 1936, il 1anschlussrétabli le service militaire en Allemagne et devient en 1938 le chef de l’armée Allemande nommée la  » Wehrmacht », ce qui va lui permettre d’étendre le territoire allemand et d’essayer de conquérir l’espace vital qu’il espérait. Il commença par envahir l’Autriche avec ce qu’on appelle l’Anschluss et la Tchécoslovaquie puis d’autre pays d’Europe comme la Pologne le 1er Septembre 1939, tandis que l’aviation et les navires de guerre bombardent les viles, les installations et les chantiers navals sur la côte Baltique. La Seconde Guerre Mondiale a commencé. Les victimes de celle- ci se comptent par dizaines de millions. Au nombre des victimes figurent des centaines de milliers de gitans considérés par les nazis comme  » impurs », terme qui fait partie de leur discours racial, sans fondement génétique. C’est en 1940 que la France va être sous l’occupation allemande. Par ces talents d’orateur, Hitler a mis une très forte propagande en faveur de sa personne et de son régime. Il possédait un talent pour embrigader la population, et une politique a tout de même été mise en place avec la jeunesse hitlérienne ou encore les chants hitlériens appris à l’école. Tout cela résume le culte de la personnalité qui a eu lieu grâce à son pouvoir qu’il a eu lorsqu’il été a la tête de l’Allemagne. Ses pleins pouvoirs vont redonner à la population allemande l’espoir de retrouver une Allemagne puissante qu’ils avaient l’habitude de connaître, d’où le surnom donner à Hitler : Le Guide,  » Le Führer ». z3C’est dans cette condition qu’il entrepend l’extermination intentionnelle des Juifs et des Tziganes. Il y avait, en Europe, à la vieille de la Seconde Guerre Mondiale, plus de huits millions de Juifs. A la fin de la guerre, six millions d’entre eux avaient été exterminés dans les conditions les plus barbares que l’histoire ait jamais connues. Mais, cette idée de sous- hommes été déjà présente en 1920, son sentiment pour les Juifs ne faisait aucun mystère. Le parti nazi, dont il venait tout juste de devenir le chef, publia le 25 février 1920 son programme officiel en vingt- cinq points. Le parti n’avait alors que soixante membres. Un des articles disait :  » ne peuvent être citoyens de l’Etat que les membres de la Nation : ainsi un juif ne peut pas être membre de la Nation. » Autre exigence datant de 1920 : les Juifs arrivés en Allemagne après 1914 devaient partir. Même s’ils prenaient une part constructive et productive à la vie du pays, et cherchaient à être bons citoyens, peu importait aux Nazis.131319101 C’est dans cet environnement que de nombreux auteurs ont écrit des oeuvres pour ou contre le nazisme et les croyances qui s’en suivent. Nous pouvons donc nous demander quelle est l’influence du nazisme et de l’antinazisme dans la littérature française et allemande de 1933 à 1945 ? Afin d’y réfléchir, nous verrons les années de persécutions de 1933 à 1939. Pour finir les années d’exterminations de 1939 à 1945 et nous verrons dans ces deux grandes parties comment l’histoire a influencé la littérature.

 

( 12 février, 2015 )

Première Partie

Les années de persécution :

Hitler ayant réussi à devenir chancelier le 30 Janvier 1933, va pouvoir concrétiser ses opinions de différentes manières. Tout d’abord, de 1933 à 1939, il va sans aucune compassion persécuté tout ceux qu’il considère des sous hommes notamment les Juifs mais, aussi les homosexuelles ou encore les handicapés.

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C’est durant cette période que va commencé la politique antisémite obsessionnelle d’Hitler envers les Juifs qui au fil de ses années va se renforcée en s’orientant dans deux directions : la ségrégation et l’expulsion.

La persécution envers les Juifs c’est d’abord dirigé par des mesures discriminatoires sur le plan professionnel. Même si les tentatives de boycott des commerçants et des industries juives ont échoués car, cela leur ont donné envie de se battre, ils ont voulu résister plutôt que de se laisser faire face à ce parti nazi. Plusieurs auteurs ont été scandalisés face à cette action comme Sébastian Haffner qui nous parle du boycott nazi du 1er avril 1933. Il nous le décrit comme une grande  » campagne d’information » contre les Juifs. Des tracts, des affiches, des réunions informèrent que les Allemands étaient dans l’erreur de penser que les Juifs puissent être des êtres humains. Cette campagne déclarait que les Juifs étaient des sous- hommes, des sortes d’animaux et pourvus de caractéristiques diaboliques. Le slogan et le cri de ralliement était  » Mort aux Juifs ! », ce boycott était supervisé par un homme dont la plupart des Allemands lisaient pour la première fois le nom, un éditeur antisémite allemand : Julius Streicher. Lors de ces textes il nous dépeint les réactions des allemands qui pour la plupart était un murmure de réprobation même un sursaut d’effroi quasi général c’est pour cela que les nazis ont laissaient tomber après le 1er avril certaines dispositions qu’ils avaient prises car, ils ont compris qu’ils étaient allés trop loin , or cette compréhension ne fut q’une illusion.

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Peu de temps après la journée de boycottage des magasins et des entreprises appartenant à des Juif furent vandalisés. Hitler se vanta lors d’un discours public:  » Pas un cheveu de la tête d’un Juif n’a été touché. » Alors qu’en réalité un avocat juif a été tué. A la suite de ce boycottage les Juifs furent soumis à un isolement, une humiliation et une persécution sans limite. Les nazis s’attaquèrent ensuite à la culture, l’enseignement et la littérature. Le 10 mai 1933, devant l’Opéra de Berlin, devant l’entrée principale de l’Université de Berlin, vingt mille livres furent brûlés sur un immense bûcher. Tous étaient des livres que les nazis tenaient pour  » dégénérés ». Beaucoup étaient écrits par des juifs. Des personnes traitaient ces livres en feu  » d’ordure intellectuelle » et leurs auteurs de « littérateurs de trottoir ». Parmi ces livres se trouvaient les meilleurs ouvrages allemands récents : littérature, sociologie, philosophie politique, musique, art et architecture. Une douzaines de villes universitaires furent le théâtre des mêmes scènes d’autodafé. La mécanique de la destruction était préméditée, les humains, tout comme les livres, devaient être physiquement détruits. En conséquence, le nazisme s’attaque directement aux Juifs mais aussi à la culture que ce peuple a pu apporté à l’Allemagne d’où le grand nombre d’auteur révoltant face à ce régime totalitaire. Les Juifs se voient donc peu à peu évincer de la fonction publique, de la justice, de l’enseignement, des professions libérales, de l’armée, des métiers de la culture, et un certain quota limite leurs admissions dans les écoles et les universités.

Nürnberg, Ausweisung polnischer JudenAu nom de la pureté de la race, la séparation biologique entre Juifs et Aryens vient ensuite. Les lois de Nuremberg sont promulguées en 1935,  » pour la protection du sang et de l’honneur allemand. » En effet, les mariages entre Juifs et non-Juifs sont interdits, les Juifs perdent leur citoyenneté et sont diminués aux statuts de ressortissant de seconde zone. Les personnes déclarées juives sont toutes celles qui ont trois grands- parents juifs. La discrimination devient donc juridique, sociale et politique. De plus les intimidations sont quotidiennes.

L’autre voie officielle de la persécution passe par l’expulsion, à partir de 1933, de nombreux juifs fuient d’eux- mêmes, mais beaucoup attachés à leur pays refusent d’émigrer. Avec l’annexion de l’Autriche en 1938 par l’Allemagne, la radicalisation du régime prône une émigration massive hors du Reich. Jusqu’au début de la guerre, les nazis voient dans le départ forcé le moyen d’éliminer les Juifs et donc de purifier l’Allemagne pour que la race aryenne domine et soit dominante. C’est pour cela que le soir même de l’annexion de l’Autriche, des pillages vont commencer dans des appartements juifs : des image004dizaines de milliers d’oeuvre d’art, de tapis, de meubles et d’objets de valeur sont confisqués. Deux splendides collections d’art vont rejoindre la collection privée d’Hitler et le musée de Linz, dont Hitler voulait faire le joyau de l’Allemagne et de l’Autriche. Les nazis ont découvert qu’ils peuvent s’emparer des biens les plus modestes, meubles, argenterie, linge, lits, fourneaux, simplement sous l’effet de la terreur. Dès ce soir-là commencent les bastonnades et les humiliations imposées aux 185 000 juifs autrichiens. Le 24 mars, il ne reste plus de Juifs en poste dans les théâtres et les bibliothèques publiques. Le 26 mars, ils sont chassés des universités. Des centaines de Juifs autrichiens se suicident pour éviter le traumatisme de la persécution. Des dizaines de milliers émigrent. Les Allemands encouragent l’émigration, et dépouillent ceux qui partent de tous leurs biens et possessions. Cependant, cette émigration était présente dès le début du régime nazi. Des réfugiés juifs allemands (avocats, médecins, architectes, écrivains) trouvèrent asile dans plus de trente pays, toute une palette de créateurs, qui, sans Hitler et son idéologie raciste, seraient restés en Allemagne et auraient enrichi le pays de leurs talents. On ne vit donc aucune oeuvre littéraire en Allemagne à cette époque qui pouvait exprimée des idées contre les nazis, la liberté d’expression restait au silence en Allemagne.

Parallèlement, la persécution devient de plus en plus brutale : arrestations, envois en camp de concentration, pour comportement « antisocial » et « criminel » (les camps de Dachau, Orianenburg-Sachsenhausen, Buchenwald, Ravensbrück, et Mauthausen existent déjà.) Ce qui entraîne l’accélération de l’aryanisation du pays et des entreprises, apposition d’un tampon avec la lettre J sur les passeports, exclusion des théâtres, salles de concerts : Les Juifs sont traités comme des parias, des indésirables dans leur propre pays.

Or, en 1938, l’expulsion devint réalité, en une nuit : 18 000 Juifs allemands, pour la plcarte-identite-vichyupart arrivés avant 1914 des provinces polonaises de l’Empire russe, furent expulsés en masse. Hitler promet que seul le parti nazi peut « vous délivrer de la puissance du Juif! » et il annonce un nouveau slogan pour l’Allemagne et le monde : »Antisémites du monde, unissez vous! Peuple d’Europe, libérez vous! ». Son but, disait il, était une « solution radicale » qui devait se transformer, d’après la terminologie nazie, en « solution final », c’est à dire, en Europe, le massacre de six millions de Juifs.

Le 18 octobre 1938, sur l’ordre d’Hitler, 15 000 Juifs résidant en Allemagne, mais nés en Pologne, sont déclarés apatrides et expulsés, conduits en train à la frontière polonaise où ils sont détenus dans des conditions très dures jusqu’à ce que le gouvernement polonais les laisse entrer en Pologne. Plus de 4 000 familles qui vivaient en Allemagne depuis dix, vingt ou même trente ans, sont, dans l’espace d’une nuit, obligées de quitter leurs foyers avec tout au plus une valise par personne. L’un des 15 000 déportés qui porte le nom de Zindel Grynszpan, il décrit à son fils Hirsch sur une carte postale le sort tragique de sa famille forcée de vivre à la frontière polonaise en précisant que plusieurs de ces codéportés ont été victimes de crises cardiaques en raison des conditions très dures. Fou de colère à la lecture de cette carte, le fils se rend a l’ambassade allemande où il tire une balle mortelle sur le premier officier qui le reçoit.

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Le 9 novembre ce diplomate allemand meurt à Paris. C’est ainsi que le point culminant est atteint avec le grand pogrom organisé sur tout le territoire du Reich par Josepg Goebbels et ordonné par le chancelier Adolf Hitler dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 sur tout le territoire de l’Allemagne, y compris en Autriche annexée et dans la région des Sudètes située en Tchécoslovaquie. Cette nuit est appelé la « Nuit de Cristal » en raison de la quantité de verre brisé, des vitrines et fenêtres. Des synagogues incendiés, des magasins pillés, des milliers de Juifs agressés, arrêtés, envoyés dans des camps, 91 morts, ainsi qu’une amende d’un milliard de marks imposés aux Juifs pour avoir provoqué la « juste colère du peuple allemand ».

Au lendemain de la Nuit de Cristal, 20 000 Juifs sont arrêtés et internés, quelquefois pour quelques mois dans des camps de concentration. La brutalité des gardiens est repsonsable de plusieurs centaines de morts, des centaines d’autres se suicident. En dehors de l’Allemagne, cette nuit abondamment commentée dans les journaux donne lieu à de grandes protestations publiques. Hitler n’avait aucune intention de se laisser intimider, au cours d’un discours publique il déclare : « Même si l’Allemagne se trouvait en état de guerre, le résultat n’en serait pas la bolchevisation de la planète, et la victoire des Juifs, mais l’anéantissement, la destruction de la race juive en Europe ». C’est ainsi que plus de 9 000 enfants, allemands et autrichiens, âgés de trois mois à 17 ans, furent acheminés vers la Grande-Bretagne.

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Le gouvernement britannique autorisa la transfert de ces enfants, (connus sous le nom de Kindertransport) comme mesure d’urgence pour les mettre à l’abri du danger, et sans exiger les habituels visas d’entrée, juste une « carte d’identité » attribuée avec l’accord des autorités britanniques en Allemagne. Ces enfants arrivèrent seuls. La plupart ne devaient jamais revoir leurs parents. Cette « Nuit de Cristal » est donc un bouleversement totale pour les Juifs, ce déchaînement de violence nous permet d’entrevoir les années à venir. Les Juifs sont traumatisés par cette agressivité malgré cela, un grand nombres de personnes victimisés lors de cette nuit vont nous révéler cette fureur incontrôlable comme le fait David H.Buffum avec ce témoignage : »Après avoir démoli les habitations et jeté la plupart des affaires dans la rue, ces criminels d’un insatiable sadisme précipitèrent les habitants tremblant comme des feuilles dans le ruisseau qui traverse le Parc zoologique, tout en donnant l’ordre aux spectateurs de leur cracher dessus, de les souiller de boue et de les huer. »

Les Juifs sont donc mis à l’écart de la société, ils ne peuvent plus s’asseoir sur un banc public, ou aller dans un café ou même d’aller au cinéma, au restaurant, ils sont défendus de profiter des loisirs que la vie leur offre. Mais, cette éloignement n’en reste pas là, les Juifs vont être restreint de rester dans des quartiers fermés, sans aucune nourriture et aucune hygiène, qu’on appelle ghettos. Les ghettos vont permettre aux allemands de mettre à distance les Juifs de manière physique, les Juifs sont regrouper dans des quartiers entourés de barbelés comme le ghetto de Varsovie qui contenait environ 500 000 Juifs.

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La vague d’émigration augmente, m^me si les portes de la plupart des pays du monde restent fermées aux Juifs. Les responsables nazis rêvent d’expulser les Juifs le plus loin possible, comme Madagascar. Mais, la déclaration de guerre va bouleverser les plans, de plus que la conquête de la Pologne en 1939, la place sous domination allemande, plus de deux millions de Juifs supplémentaires. Comme l’écrit Jopseph Goebbels dans son journal,  » la guerre nous offre toutes sortes de possibilités que la paix nous refusait ».

 

 

 

 

 

 

 

Témoignage d’un camp de concentration :

C’est dans cet environnement, que va se construire un élément essentiel au régime nazi, une entreprise sans lois et sans droits pour les hommes :

Les camps de concentration.

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Or, les camps de concentration devinrent des sites où les autorités de la SS pouvaient tuer des groupes ciblés d’ennemis réels ou supposés de l’Allemagne nazie. C’est pour cela que malgré le besoin de main- d’œuvre forcée, les autorités SS continuèrent délibérément de sous- alimenter et de maltraiter les prisonniers incarcérés dans les camps de concentrations. Ces prisonniers à cause d’un taux de mortalité très élevé pensaient qu’on les anéantissait par le travail. Ces prisonniers subissaient une mort lente.

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Certains déportés vont réussir à s’en sortir, à survivre malgré les conditions de vie inhumaines qui les entouraient. Ces survivants vont en dépit de la souffrance vécue raconter ce qu’il s’est vraiment passé, les conditions qu’ils devaient supporter jour après jour, mois après mois, années après années jusqu’à la libération où ils ont enfin pu respirer. Or, certains d’entre eux à cause de leur maigreur trop importante sont morts après la libération. Comment les nazis ont ils réussis à déshumaniser un homme, à le faire devenir un numéro sans droits. La compassion était interdite dans ces camps, ces hommes étaient traités comme du bétail.

C’est ce que nous raconte Edward Adler,  il est né dans une famille juive à Hambourg, en 1935 les lois de Nuremberg vont interdire les mariages et les relations sexuelles entre les Allemands Juifs et les non-Juifs. Lors de ses vingt ans, il est arrêté pour avoir donné rendez-vous à une femme non-juive. Qualifié de récidiviste il est déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, implanté en 1936 dans la ville d’Oranienburg, ville située à 30 km au nord de Berlin. Il a travaillé dur pour des projets de construction, il se maria peu après sa libération en 1938. Sa femme organisa leur émigration, il séjourna quelques temps à Amsterdam, aux Pays-Bas chez des proches et émigra aux Etats-Unis avec sa femme. Lors de ce témoignage il nous décrit la déportation et son arrivé au camp de Sachsenhausen en voici quelques citations : « Je m’en souviens comme si c’était hier », tous ce ssurvivants ont été traumatisés par ce que les nazis leur ont fait subir. Edward Alder nous parle d’un évènement horrible qui l’a vécu lors de sa déportation : « Un vieux gentleman du nom de Solomon… il devait avoir soixante dix ans… il ne pouvait plus courir… il s’était évanoui, il gisait sur la route… et l’un des soldats des Troupes d’Assaut… lui a marché sur la gorge…jusqu’à ce que cet homme meure. » Cette citation nous montre la brutalité qu’avaient les soldats envers les prisonniers. Ils n’hésitaient pas à tuer les déportés si cela ralentissaient le convoi.

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Adler a vu cet homme tué devant ses yeux et jamais il n’a pu oublié son prénom car, l’horreur ne s’arrêtait pas là, ce sont les prisonniers qui ont du jeter le corps de ce pauvre homme sur le côté de la route, pour reprendre la route les conduisant au camp de concentration. Une fois arrivé dans ce baraquement ils étaient rasés, on leur donnait un uniforme de prisonnier, un uniforme très large et rayé. Et, c’est à leur arrivé qu’on les transformaient en numéro, le matricule d’Edward Adler était 6199, même après des années ces détenus se souvenaient de la déshumanisation qu’ils avaient vécu, de leur matricule que les nazis leur avaient donné. Dans ce témoignage il nous raconte aussi les travaux forcés et les conditions de vie qu’il subissait jour après jour apèrs jour.

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En voici quelque citations : « Nous travaillions dix heures par jour…dans un champ…Nous dormions sur la paille, sur un sac de paille… » « Dans ce champ il y’avaient des rails qui couraient d’un bout à l’autre… Sur ces rails des wagonnets…Dans chaque wagonnet un soldat des Troupes d’Assaut avec un fouet…et nous devions courir d’un bout à l’autre du champ remplir les wagonnets…Nous devions courir quarante kilomètres par jour. » Ce témoignage nous prouve la dure réalité que vivait ces personnes, tous les jours sans aucun répit.

 

 

 

Les artistes durant les persécutions :

Les camps de concentration sont contrôlés par un système inhumain, les prisonniers sont maltraités, forcés à des travaux épuisants voir mortels.6031Tout cela pour construire ou agrandir de nouveaux camps qui continueront ce traitement barbare. Les prisonniers été forcés à prendre parti à leur malheur parfois même à leur propre mort. Ces conditions, ces personnes qui n’avaient rien demandé parfois même qui étaient innocents mais coupables aux yeux d’un régime qui ne laissait aucune place à la justice ou à la liberté de pensée. Cette liberté de pensée était la seule arme pour les artistes d’où leur envie de montré leur idées notamment dans les livres. C’est pour cela qu’on retrouve un grand nombre d’écrivains antinazis ou pour le nazisme. Durant les années de 1933 à 1939, de nombreux auteurs allemands et français ont décidés de montré leur opinions et de faire savoir au monde ce qu’ils pensaient de ce régime totalitaire. Certains malgré le risque d’être emprisonné ou même assassiné signé de leur propre nom leur ouvrages quant aux autres ils utilisaient des moyens détournés comme l’utilisation d’un surnom ou d’un nom inventé pour pouvoir écrire leur récit. Mais la plupart de ces artistes n’avaient qu’une seule solution : l’exil.

De nombreux auteurs ont écrits pour ou contre ce régime, nous ne pouvons tous les nommer mais en voici quelques- uns :

Nous commencerons par les artistes qui ont défendu les idées de ce régime, qui malgré l’inhumanité présente au sein du nazisme, continuèrent malgré tout à être d’accord avec cette doctrine.

Pierre Drieu de la Rochelle, romancier, essayiste, journaliste et écrivain françimagesais, est un ancien combattant de la Grande Guerre. Il s’engagea en faveur de la Collaboration durant l’Occupation de la France par l’Allemagne nazie. Il devient le directeur de la Nouvelle Revue Française, il se déclare socialiste et fasciste. Il va adhérer en 1936 au Parti populaire français, puis sous l’occupation il devient directeur de la Nouvelle Revue Française, cette revue est interdite après la libération pour cause de collaborationnisme, mais elle réapparait vers 1953.

Or, ce n’est malheureusement pas le seul à avoir collaboré avec le parti nazi Louis Ferdinand  Céline à lui aussi écrit de nombreuses œuvres antisémites, notamment des pamphlets. Il est proche des milieux collaborationnistes. Dans ces lettres Céline fait preuve d’un antisémitisme violent comme dans trois de ses pamphlets : Bagatelles pour un massacre en 1937, L’Ecole des Cadavres en 1938 et Les Beaux Draps en 1941. Voici, une citation d’un de ses pamphlets, L’Ecole des Cadavres : « Les Juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître (…) Dans l’élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que des bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le Juif n’a jamais été persécuté par les aryens. Il s’est persécuté lui-même. Il est damné tiraillements de sa viande d’hybride. »

Mais, forte heureusement plusieurs grands auteurs ont fait preuve d’un grand courage et ont résistés grâce à leur seul arme : l’écriture. Ces auteurs engagés nous racontent pour la plupart ce qu’ils ont vécu ou ce qu’ils ont pu observer durant ces années. C’est le cas de Sebastian Haffner, grand écrivain allemand qui nous raconte dans Histoire d’un Allemand. Souvenirs (1914-1933), ses souvenirs et son développement durant les deux guerres.haffnerDurant cette œuvre il fait une critique du nazisme, et nous parle de ses opinions totalement différentes de ce régime et cela dès le début. Sebastian Haffner n’a jamais été d’accord avec ce régime totalitaire même à l’âge de ses 11 ans, il nous parle alors lorsqu’il compare sa réaction et celle d’Hitler face à la défaite de la Première Guerre Mondiale et la douleur qui s’ensuivit. Hitler s’engagea en politique, il était plein de rage, en colère face aux vainqueurs alors, que l’enfant de 11 ans douta des règles de cette guerre, et eu une épouvante prémonition devant le caractère aléatoire de l’existence. Lors de cette œuvre nous comprenons que le plus mature fut cet enfant or, c’est Hitler qui devint chancelier, c’est pour cela que Sebastin Haffner nous révèle son opinion face à ce III Reich : « Quoi qu’il en soit, dès cet instant, il était écrit que je ne serais pas en bons termes avec le Reich hitlérien. » Or, ce petit garçon ne fut pas le seul de sa famille à être contre le nazisme, son père lui aussi ne pouvait adhérer à ce parti. Nous pouvons constater cette accusation faite à ce parti nazi dans cette citation : « Ce n’était pas seulement sur une défaite que s’achevait la vie de mon père…, elle s’achevait sur une catastrophe. Ceux qu’ils voyaient triompher n’étaient pas ses adversaires…c’étaient des barbares qu’il n’avait jamais estimé dignes d’être même ses ennemis. » Il va attaquer violemment les nazis mais aussi leur politique :

histoire-allemand« Je compris que la révolution nazie avait aboli l’ancienne séparation entre la politique et la vie privée, et qu’il était impossible de la traiter simplement comme un évènement politique. » Malgré le risque de répercussion il continue de résister à travers ses œuvres, il désigne les nazis comme des barbares, et nous parle du nazisme comme d’une politique qui submerge la vie privée du peuple. Cette politique n’a plus la notion de limites. Dans les œuvres engagés nous pouvons citer La Peste d’Albert Camus, écrivain français et journaliste militant dans la Résistance Française. Il s’est engagé contre le nazisme et va rédiger en 1947, La Peste qui est une tragédie en cinq parties et qui raconte l’histoire de l’expansion de la maladie qu’est la peste dans la ville d’Oran. Or, cette œuvre porte un regard sur la société du XX ième siècle. C’est pour cela que La Peste a souvent été interpréter comme une transposition de l’Occupation allemande en France ainsi que l’organisation de la Résistance qui s’ensuivit. Camus ne refusait en aucun cas cette idée, au contraire il va la confirmer et la mettre en évidence dans une lettre à Roland Barthes. Roland Barthes qui est un critique littéraire avait déclaré que La Peste se situe en dehors de l’histoire.

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C’est en conséquence de cette critique qu’Albert Camus nous déclare que La Peste peut se lire sur plusieurs portées mais qu’il a cependant comme contenu la lutte de la résistance européenne contre le nazisme. Voilà quelques citations de cette lettre qui permettent d’appuyer l’idée que La Peste est une œuvre contre le nazisme, et une œuvre de résistance : « La preuve en est que cet ennemi qui n’est pas nommé, tout le monde l’a reconnu, et dans tous les pays d’Europe. Ajoutons qu’un long passage de La Peste a été publié sous l’Occupation dans un recueil de combat et que cette circonstance à elle seule justifierait la transposition que j’ai opérée Albert Camus nous prouve que son roman est bel et bien une œuvre de résistance et qu’il était contre ce régime totalitaire. Dans cet écrit une citation nous montre comment certains prisonniers survivaient si ce n’est pas tous. » Comme de nombreux artistes Albert Camus nous montre ce que pensaient les personnes de cette époque et comment malgré toute la violence subit, malgré toute la sauvagerie vécu, malgré toutes les horreurs qu’il vue, les prisonniers arrivaient à garder l’espoir mais, la seule espérance présente était de se dire que ce n’étaient pas les plus à plaindre et que d’autres étaient en train de vivre quelque chose de plus dure, de plu violent, de plus horrible.9782070360420 Voilà, comment de nombreux prisonniers ont réussi à garder l’envie de vivre, ont réussi à survivre sous le nazisme.

( 12 février, 2015 )

Deuxième Partie

Les années d’extermination :

La première phase de cette extermination générale est marquée par l’extension du Reich à toute l’Europe. Des lois d’expulsion ont été mises en place pour mettre en  vigueur l’aryanisation de l’Allemagne.

Les années de persécutions étaient d’ores et déjà d’une extrême violence, d’une agressivité qu’aucun homme n’aurait pu un jour imaginer. Or, ces années vont aboutir à ce que l’homme a de plus immonde à offrir, des hommes, des femmes, des enfants vont êtres exterminés sans aucune restriction, aucune compassion, d’une manière inhumaine qu’elle en devient même inimaginable. Cependant cela a bel et bien existé et tout commence lors de l’invasion de l’URSS avec l’opération Barbarossa le 22 Juin 1941, lorsque la Pologne Orientale, les pays Baltes, l’Ukraine et la Biélorussie passent sous le contrôle de l’Allemagne.

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C’est dans ces conditions que Himmler, le chef de la SS, ordonne de massacrer les hommes, les femmes mais aussi les enfants et cela sans distinction. En août 1941, dans une petite ville au sud de Kiev, capitale de l’Ukraine, un commando de l’Einsatzgruppe exécute 900 Juifs en accord avec la « Wehrmacht », ensuite vient le tour de 90 enfants âgés  de moins de cinq ans qui au départ avaient été épargnés, ce ne fut plus le cas. Nous comprenions dès maintenant les massacres, les génocides qui allaient suivre. A la suite des troupes allemandes victorieuses qui avancent rapidement vers l’est, arrivent les Einsatzgruppen, les escouades opérationnelles. Il s’agit en réalité d’escouades mobiles meurtrières, entrainées depuis le mois de mai au sud de Berlin. Leur tâche est de détruire les communautés juives dans les régions où, depuis des siècles, l’activité juive est intense : la Pologne orientale, l’ouest de la Russie et les pays baltes.

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Le 22 juin 1941 l’Allemagne envahit l’URSS. Les jours suivants, commence l’extermination massive des Juifs, à une échelle inconnue jusque-là. Jusqu’en juin 1941, les Juifs avaient subi, sous le joug nazi, persécutions, humiliations, expulsions et mises à mort au hasard. A partir de juin 1941, dans une grande partie de l’Europe, leur extermination devient systématique. En moins de douze mois, plus d’un million de juifs sont exterminés à l’est de la frontière qui délimite la Grande Allemagne depuis septembre 1939. La plupart, arrachés à leur domicile et menés à la point du fusil à quelques lieus de chez eux jusqu’au bord de ravins et de fosses, reçoivent l’ordre de se déshabiller, puis sont abattus, sans pitié. Les massacres perpétrés par les Einsatzgruppen se poursuivent en 1942 et 1943. En septembre 1941, 34 000 Juifs sont fusillés dans le ravin de Babi Yar près de Kiev,  c’était un des plus grands massacres de la Shoah. La Shoah est un mot hébreu qui se traduit par anéantissement. C’est ainsi que durant ces années elle désigne l’extermination de plus de 5 millions de Juifs.

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En Pologne, nous retrouvons les ghettos qui sont des zones urbaines réduites et parquées de fil barbelé. Les Juifs sont déjà soumis au travail forcé, cependant des juifs continuent à quitter le territoire et parfois avec l’aide de la Reichssicherheitshauptamt ou encore RSHA, l’office central SS pour la sécurité du Reich dirigé par Heydrich mais, cela ne dura pas longtemps car Heydrich va être en charge jusqu’à sa mort de la Solution finale.

 

L’Allemagne envahit l’URSS, en Lituanie, des bandes locales prirent l’initiative de débusquer les Juifs et de les tuer avant même l’arrivée de l’armée Allemande et des brigades de la mort. Presque toutes les villes conquises au cours de l’invasion de l’URSS avaient une importance population juive. Partout, la méthode était la même : d’abord, l’arrestation et le massacre de gens au hasard des rues, ou de chez de la communauté, puis la création de ghettos totalement coupés du monde extérieur et soumis à des descentes répétés et une famine grandissante. Ensuite la déportation de presque tous les survivants vers des sites de massacres collectifs à quelques kilomètres de la ville.

Les déportations vers le camp de Chelmno commencèrent en décembre 1941, accusant une forte augmentation en été et en automne 1942. Il ne se passa plus un jour en Pologne occupé sans qu’une, voire plusieurs communautés, ne soient déportées. Quelquefois une communauté tout entière partait en une seule journée. D’autres fois il allait cinq ou six convois pour vider le ghetto. Très peu étaient épargnés, des hommes jeunes et robustes pour la plupart et quelques femmes, que l’on destinait à servir de main d’œuvre.

La déportation des Juifs polonais commença en décembre 1941. Les convois menaient à quatre camps d’extermination : Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka où pratiquement tous les déportés étaient massacrés.

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Une poignée, quelques centaines dans chaque camp, étaient maintenue en vie comme main d’œuvre d’esclave encore une fois, pour trier des vêtements de victimes, et s’occuper des installations SS. Les autres, hommes et femmes, étaient acheminés des rampes du train aux chambres à gaz.

A Chelmno, entre début décembre 1941 et la fin de l’été 1942, 360 000 Juifs, dont beaucoup venaient du ghetto de Lodz, furent assassinés en même temps que plusieurs milliers de Tziganes. Les ghettos voisins de Chelmno furent systématiquement vidés, et leurs habitant expédiés par camions et par train à la briqueterie du hameau de Zawadki. Une fois à la fabrique, on les entassait, par groupes allant jusqu’à 60, dans de grands camions. En arrivant au camp, tous les occupants étaient morts, asphyxiés par du gaz toxique. Un petit groupe de déportés fut épargnés car il devait retirer les cadavres des camions, puis à leur tour abattus, plusieurs centaines en tout. Seuls deux parvinrent à s’échapper. Il y eu un autre camp sous le nom de Maly Trostinets, près de Minsk, c’était le cinquième camp, où tous les déportés étaient exterminés à l’arrivée. Dans les cinq camps de la mort : Chemno, Belzec, Sobibor, Treblinka et Maly Trostinets, furent exterminés plus d’un tiers des Juifs massacrés pendant la Shoah.

Les Allemands massacrent les communautés juives qu’ils rencontrent en progressant vers l’Est. Tandis, que les camps d’extermination servent à vider les ghettos polonais.

En mai, 1942 deux attentas vont se produire contre l’Allemagne nazie :

- Un durant une exposition antisoviétique à Berlin.

- Et, un autre contre Heydrich, abattu par un commando tchèque. Ces attentas vont conduire au renforcement de « la solution finale ».

A partir de l’été 1942, le camp de concentration d’Auschwitz dans lequel étaient détenus et tués, des polonais devient une usine de mort pour les Juifs. De l’autre côté de la voie ferrée, à Birkenau, une vaste zone de baraquements est construite, ainsi que quatre chambres à gaz. Au cours du printemps, des expérimentations de mise à mort par gazage avaient été menées sur des prisonniers soviétiques.

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Plus de mille Juifs malades, jugés « incapables de travailler » sont gazés au cours de ce mois de mai. Les trains de déportés arrivent à Auschwitz avec une régularité croissante. Toutes les personnes âgées, les femmes avec des enfants, les bébés sont conduits de la descente du train, le plus souvent en camions, directement aux chambres à gaz. La plupart des adultes en bon état physique ne sont pas destinés aux chambres à gaz, mais aux baraquements de Birkenau après avoir été tatoués d’un numéro sur l’avant-bras. Ils y forment une importante masse de main d’œuvre qui, à la fin de 1944, dépasse 30 000 pour Birkenau et les camps de travail voisins.

En octobre 1941, dans la ville de Theresienstadt en Tchécoslovaquie, 3 700 habitants reçurent l’ordre de partir. Les allemands transformèrent alors la ville en ghetto où ils internèrent plus de 96 000 Juifs en provenance de toute l’Europe. Les conditions y étaient très dures : surpopulation et famine. Plus de 33 000 Juifs périrent dans le ghetto, de faim pour la plupart. Parmi les déportés se trouvaient des artistes, des écrivains, des musiciens, des chercheurs et des enseignants. En janvier 1942, les Allemands commencèrent à déporter les Juifs de Theresienstadt vers les camps de la mort plus à l’est, y compris à Auschwitz.

En tout, 88 000 Juifs déportés de cette ville de Tchécoslovaquie y périrent. Le 17 août 1943, 1 260 enfant de moins de treize ans, raflés ans le ghetto de Bialystok, furent transférés à Theresienstadt. Un mois plus tard, on demanda des volontaires pour les conduire en Suisse, pays neutre. Cinquante-trois médecins et infirmières se proposèrent. La destination était Auschwitz, tous les enfants et la plupart des accompagnateurs y furent massacrés.

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En Europe occidentale, la méthode Allemande de déportations consistait à arracher les Juifs à leurs lieux de résidence et à les enfermer dans des camps d’internement, à les couper de tout contact avec le monde extérieur et leur univers familier, jusqu’à ce que les trains les emmènent à travers l’Europe, le plus souvent par fournée de mille, vers ce qu’on leur annonçait comme un

nouveau camps, Là, leurs faisait-on croire, ils aideraient aux récoltes de 1942 seraient réinstallés dans un nouveau lieu de résidence permanent, voire un Etat Juif, quelque part à l’est. C’était, pour la quasi-totalité, un arrêt de mort.

En France, ce furent des Français, membres de la Milice, qui jouèrent le rôle principal dans l’arrestation des Juifs. Entre 1941 et 1944, 73 853 sont arrêtés en France, emmenés dans des camps de détention (Drancy, en banlieue Parisienne, était le plus important), puis déportés, à Auschwitz pour la plupart. Seuls 2 500 survécurent. 11 400 des déportés de France assassinés à Auschwitz avaient moins de seize ans.

Beaucoup sont dépotés seuls, sans leurs parents. Une loi française du 4 octobre 1940 rend légale toute arrestation d’un « étranger de race juive » par la police française. Les 16-17 Juillet 1942, la police française organise la rafle du Vel’ D’Hiv’. La rafle du vélodrome d’hiver voit l’arrestation par surprise de treize milles Juifs parisiens de 2 à 60 ans, il s’agit notamment des Juifs anciennement Allemands, Autrichiens ou Polonais. Ces Juifs sont déportés à Auscwhitz-Birkenau pour y être exterminés. Quelques dizaines en reviendront.

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Himmler tente de convaincre la Finlande de livrer ses Juifs, soit 200 personnes. En 1943, ce fut le tour des Juifs de Thrace et de Macédoine d’être assassinés. Au printemps 1944, alors que les revers militaires s’accumulent ; ce sont 400 000 Juifs Hongrois qui vont être déportés vers Auschwitz à rythme effrayant de 12 à 14 000 par jour. Dans le camp, la capacité des crématoires est dépassée, et la seule solution trouvée est de brûler les corps en plein air.

 

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Entre le 22 Juillet et le 3 octobre 1942, 310 322 Juifs sont déportés du ghetto de Varsovie à Treblinka où quasiment tous sont massacrés. Entre me 18 et le 22 Janvier, les rafles recommencent. Le nombre nécessaire de travailleurs, pour la seule région de Lublin, atteint 16 000. Après l’arrestation e 6 000 habitants du ghetto, la résistance juive ouvre le feu, ce qui met fin à la rafle et force les SS au départ.

Kovno comptait plus de 30 000 Juifs à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Le 21 Juin 1941 des bandes de Lituaniens arrêtèrent plusieurs centaines de Juifs dans les rues de Kovno et les tuèrent. L’armée allemande arriva deux jours plus tard. Lituaniens et Allemands continuèrent les massacres. Le 25 juin une foule de lituaniens fit une descente à Slobodka, dans la banlieue de Kovno, de l’autre côté de la rivière, et tua un millier de Juifs. Des semaines durant, pratiquement tous les jours, ils furent enfermés dans les forts qui entourent la ville et tués.

Les Juifs connaissent une terreur pire encore. Rien ne pouvait les rendre acceptable, rien ne pouvait les sauver : dure labeur, concessions aux caprices de l’occupant, conversion au christianisme, certains chrétiens fervents d’origine juive furent envoyés dans les camps de la mort comme Juifs. Leur destin était l’internement, la déportation, la mort. Les représailles étaient immuables : pour un soldat allemand tué, cent Juifs tués, quelquefois beaucoup plus. Mais, en dépit de l’omniprésence des persécutions, l’instinct de survie était puissant et la flamme de la résistance ne s’éteignit jamais.

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Envers et contre tout, dans chaque ghetto, dans chaque camp de la mort, il y eut des actes de courage individuels et collectifs. A travers toute l’Europe, les Juifs priaient, espéraient, combattaient, se cachaient, et rejoignaient les mouvements nationaux de résistance. Quelques un furent sauvés grâce à la bonne volonté de leurs voisins et de certains pays.

 

 

 

Témoignage de Primo Levi :

   Les camps d’extermination ne laissent place à aucun espoir, tout n’est qu’illusion continue.auschwitz_entree

C’est pour cela, que nous ne trouvons pas de témoignage des personnes déportées dans ces camps car dès leur arrivés ils étaient exterminés sans aucune compassion. Auschwitz et ses caractéristiques  étaient l’idéal des camps d’extermination pour les nazis. Les conditions de vie étaient tellement effroyables qu’elles en devenaient impensables, c’est pour cela que de nombreux témoignages ont été rédigés par ces prisonniers. Ils l’ont pour ne pas qu’on oublie cette tragique période de l’histoire mais aussi pour nous prouver que tout cela et bel et bien vrai, c’est le cas pour Primo Levi, qui après des études de chimie s’installe à Milan. Mais, en février 1944 il est arrêté comme résistant et déporté à Auschwitz. Il va écrire en 1947, un des premiers témoignage sur l’horreur d’Auschwitz, le journal de sa déportation Si c’est un homme. Pour présenter cette ouvrage nous allons reprendre une citation du critique littéraire Frédéric Beigbeder :  » Ce volume est aussi important que le Bible. Un Livre fonda une religion humaniste il y a quelques millénaires. Un autre Livre raconte le fin de l’humanité au XXe siècle. » Primo Levi nous décrit avec de nombreux détails l’holocauste, le malheur, la douleur, la souffrance que subissaient ces prisonniers jours après jours sans jamais en voir la fin.

Pour nous dépeindre toutes les conditions épouvantables qu’e792310nduraient tous ces déportés, Primo Levi n’enlève aucun détail, il nous raconte ce su’il a vécu et toute le vérité des camps :

« Nous ne reviendrons pas. Personne ne sortira d’ici, qui pourrait porter au monde, avec le signe imprimé dans sa chair, la sinistre nouvelle de ce que l’homme, à Auschiwtz, a pu faire d’un autre homme. »

Cette citation nous prouve que ce qu’il s’est passé à Auschwitz ne peut être oublié par tous ces déportés. Mais, c’était ce que voulait Hitler qu’on n’oublie jamais pourquoi il avait effectué de tel actes.

Primo Levi dans ce livre nous raconte même une loi présente dans ce camp :

« La loi du Lager disait  » Mange ton pain, et si tu peux celui de ton voisin ». »

Les hommes malgré leur principe devaient parfois tout faire survivre, cette loi en esprimo_levit la preuve.

Mais, une phrase de ce témoignage décrit à elle seule, à quoi était réduit les hommes:

» Plus rien ne nous appartient : ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures, et même nos cheveux ; si nous parlons, ils ne nous écouterons pas, et même s’ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu’à notre nom : et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsite. »

Ces déportés devaient avoir une force extraordinaire pour rester un homme dans ce millieu sans lois, sans droits, sans hommes juste des nombres.

Ce témoignage nous a permis de savoir dans quel environnement vivait ces prisonniers et surtout essayer de comprendre pourquoi un tel homme avec de tel idées a réussi à endoctriner des centaines, des milliers de personnes à haïr, à considérer des êtres humains comme des sous-hommes. Primo Levi s’est sucidé en 1987 mais, grâce à lui la littérature nous a permis de nous rappeler de ces morts. Pour amplifier cette idée voici une citation d’un critique littéraire Angelo Rinaldi: « si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. »

Voici, la force de la littérature, nous rappeler que jamais nous ne devons oublier l’histoire, car celle ci nous permet d’avancer et nous montre les erreurs que jamais plu nous ne devons faire, car nous n’aurons aucune excuse pour nous défendre.

 

Les artistes durant l’extermination :

Les années d’extermination ont été les plus terrifiantes, les plus odieuses que l’humanité est connue. Les condamnés était mis dans une illusion complète, ils pensaient prendre une douche alors qu’ils allaient à la mort. Tout était préparée pour que ces personnes croient à cette mascarade, jusqu’au serviettes et au savon qu’on leur donnaient avant d’entrer dans les chambres à gaz. Une fois assassinées, ils étaient brûlés, leur cheveux utilisés pour des tissus, les dents en or pour l’argent, les cendres pour l’engrais et même leur graisse était gardés pour faire du savon. Malgré, cette violence indéfinissables de nombreux auteurs ne changèrent point leur idées et rester des fanatiques face au nazisme.

C’est le cas pour Céline qui restera jusqu’à la fin pour le parti nazi, il montrera même son admiration face à Hitler dans son récit L’Ecole des cadavres écrit en 1938 :  » Je me sens très ami d’Hitler, très amis de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu’ils ont bien raison d’être racistes. Ça me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis c’est les Juifs et les francs- maçons. Que la guerre c’est la guerre des Juifs et des francs- maçons, que ce n’est pas du tout la nôtre. Que c’est un crime qu’on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui nous

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demandent rien, que c’est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. Que c’est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie. » Dans cette citation Céline nous décrit son amour maladif, sa vénération envers Hitler et son dégoût envers les Juifs, il ne comprends pas pourquoi les allemands sont définis comme des ennemis, que tout est de la faute des Juifs qui se font souffrir eux même.

Céline n’était malheureusement pas le seul à être de cet avis, de nombreux artistes, grand par leur écrit, incompréhensible pour leurs idées étaient en accord avec l’idéologie du III Reich. Nous pouvons citer comme auteurs qui ont collaborés durant l’occupation allemande en France et qui vont soutenir le Régime de Vichy, Lucien Rebatet qui a participé au principal journal antisémite et collaborationniste français. Puis, en 1942, sous l’Occupation, il publie Les Décombres, féroce pamphlet antisémite et collaborationniste.

220px-Rebatet_librairieIl préconise la dictature comme il le déclare dans ce pamphlet : «  J’aspire à la dictature, à un régime sévère et méritocratique. » Des pensées bien précises définissaient ces auteurs comme Charles Maurras et  Léon Daudet qui eux aussi ont participé à un journal antisémite l’Action Française qui est aussi un journal royaliste, le pouvoir ne doit appartenir qu’à une seule personne.  Maurras a dirigé ce journal tandis que Daudet, lui,  sera le rédacteur en chef et il est renommé comme étant l’un des principaux collaborateurs du journal et même le plus connu ainsi que l’un des meilleurs polémistes du quotidien del’Action française.

 

 

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Robert Brasillach, quand à lui, devient en 1940 le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Je suis partout, dans lequel il laisse transparaître une haine contre les Juifs une admiration envers le III Reich. Il va écrire de nombreux poèmes antisémites où il déclare haut et fort son animosité envers les Juifs : « il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits.» Dans cette citation, nous comprenons l’idée de Brasillach qui était que tous les Juifs devaient être exterminés même les enfants car, ceux-ci pouvaient faire renaître cette «  race ».  Heureusement, de nombreux auteurs allemands et français ont permis aux gens de comprendre ce qu’ils se passaient et de les appeler à la résistance.  Ces écrivains ne comprenaient pas pourquoi un tel massacre était en train d’avoir lieu et que personne de haut rang n’essayait d’empêcher ces génocides. C’est par leur écrit qu’ils ont réussi à transposer leurs idées et à faire appel à la résistance du peuple. Vercors et Mauriac, deux écrivains français engagé durant l’occupation on tous deux défendu leurs pensées. Pour pouvoir faire entendre leur intention et faire apparaître leur livre, ils vont devoir les écrire clandestinement et parfois même fonder des maisons d’éditions clandestines, mais aussi changer de noms comme c’était la cas pour Vercors, où de son vrai nom Jean Buller.

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Vercors a montré aux français ce que les Juifs subissaient parfois indirectement comme pour son recueil Le Silence de la Merrédigé en 1942 : « Quand parfois il laissait ce silence envahir la pièce et la saturer jusqu’au fond des angles comme un gaz pesant et irrespirable, il semblait bien être celui qui s’y trouvait le plus à l’aise. »

Dans cette citation, il nous parle de l’existence du gaz pesant et irrespirable, donc d’un gaz qui s’avère toxique et nous dit même que le plus à l’aise dans cette situation est l’officier allemand qui s’est introduit dans la vie de deux français durant l’occupation. Quand à Mauriac, il rappelle au peuple leur véritable ambition dans son œuvre Le Cahier noir de 1943 : «  Nous sommes de ceux qui croient que l’homme échappe à la loi de l’entre dévorement, et non seulement qu’il y échappe, mais que toute sa dignité tient dans la résistance qu’il lui oppose de tout son cœur et de tout son esprit. » Il parle au peuple et leur remémore qu’un aucun cas l’homme est emprisonné dans la loi de l’entre dévorement mais, que celui-ci est libre de montrer sa dignité, et en ce temps d’occupation cette dignité tient dans la résistance. Cette citation appelle à la résistance et au profond sentiment que tout Français devraient partagés celui de la dignité. Comme auteur allemand nous pouvons évoqué Hans Fallada avec son récit Seul dans Berlin  publié en 1947, dans cet œuvre Hans Fallada évoque la résistance allemande  et les conditions de vie  ou même de survie pour les citoyens allemands durant la seconde guerre mondiale. Dans cette œuvre qui selon Primo Levi est l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie, et qu’il est pour lui une nouvelle leçon de vie, un ouvrage magnifique. Dans ce récit Hans Fallada nous explique pourquoi certains allemands n’ont rien fait en voici la cause : « Elle dit, hésitante : « Est-ce que ce n’est pas trop peu, ce que tu veux faire là, Otto ? Hans Fallada Porträt um 1930 Copyright Hans Fallada Archiv

Il s’interrompit dans sa recherche, encore penché au-dessus du meuble, il tourna la tête vers sa femme. « Que ce soit peu ou beaucoup, Anna, dit-il, s’ils nous y prennent, ça nous coûtera la tête… ». Cette menace n’était pas des paroles en l’air, les nazis ne fonctionnaient que par la terreur.  Seul dans Berlin nous dépeint le quotidien d’un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C’est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C’est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quengel, désespérés d’avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers. Ce résumé nous décrit ce livre comme une explication à la non- action parfois présente en Allemagne. Or, cette œuvre nous montre aussi que malgré la peur, la terreur d’être pris de nombreux allemands ont résisté au péril de leur vie. Et, que jamais nous devons oublier le courage que ces personnes ont eu en se révoltant contre le nazisme.

Pour terminer, nous laisserons la parole à un grand auteur français Robert Desnos et à son œuvre écrit en 1975 dont le titre en dit long sur le sentiment de Desnos face à cette guerre : « Ce cœur qui haïssait la guerre…, », ce poème fait entendre un cri qui appelle les cœurs des français à se réveillés et à se révoltés :

« Révolte contre Hitler et mort à ses partisans. »

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( 12 février, 2015 )

Conclusion

En conclusion de ces deux grandes parties, nous pouvons dire que la littérature française et allemande de 1933 à 1945 a eu une importante influence sur l’humanité, que ce soit les artistes pour le nazisme comme ceux qui étaient contre et qui affirmaient leurs idées avec un immense courage, ces écrivains resteront ancrés dans l’histoire tout comme le III Reich et son atrocité. L’influence a été telle qu’elle nous a permis et permettra encore de faire comprendre aux gens l’importance de l’écriture et les répercussions qu’elle peut avoir. En effet, les écrits pour le nazisme peuvent permettre de comprendre comment les gens pouvaient adhérer à un parti tel que celui-là, et ceux contre le nazisme nous révèle l’histoire d’hommes qui se sont battus pour la liberté, pour faire entendre leurs idéaux. Encore aujourd’hui cela reste un exemple et une extraordinaire preuve d’humanité, de dignité et de courage. Ces écrits nous permettent aussi de comprendre pourquoi il na faudrait pas que toutes ces erreurs et cette barbarie se reproduise et donc pourquoi il est nécessaire de toujours se battre pour ses idées, pour sa liberté et celle de son prochain. Ces auteurs nous auront permis de mieux comprendre cette complexe et sombre partie de l’histoire, les récits des déportés, les actes de résistance, les adhésions au parti et les écrits en faveur du III Reich et ceux contre, sont et seront toujours utiles et nécessaires dans notre histoire et dans l’avenir. L’influence de cette littérature française comme allemande à cette époque est donc présente et le restera.

AVT_Louis-Ferdinand-Celine_8513  Louis- Ferdinand Céline.

 

Sebastian-haffner_book-cover Sebastian Haffner

 

vercors photo  Vercors ou de son vrai nom Jean Bruller.

( 12 février, 2015 )

Ouverture

« Cinquante plus tard, je pourrais dire à mon père que je n’ai pas oublié ce que j’ai appris enfant. J’ai aidé mon prochain lorsque c’était possible. Je suis fier d’être juif, car j’ai vu l’homme se comporter plus mal que les bêtes, mais les Juifs se rappelaient ce que rabbi Hillel nous a enseigné : « Si tu te trouves dans un endroit où il n’y a pas d’hommes, tu dois faire tout ton possible pour te comporter en homme. » Nous nous trouvions parmi des bêtes, et je suis fier de dire que nous avons respecté la dignité de l’homme » écrit Moniek Goldberg, né en 1928, dépoté à Auschwitz à l’âge de 13 ans et condamné à travailler à Buna.

Adolf Hitler makes keynote address at Reichstag session, Kroll Opera House, Berlin, 1939.

Cette métaphore avec des animaux est très intéressante étant donné que les nazis qualifiaient eux les Juifs comme des « rats », qu’il faut chasser, comme une bête qui apporte la misère et la maladie, comme une espèce inférieure. Après des années de civilisation l’homme est capable de la cruauté la plus horrible qu’il soit, avec comme plus grand défaut un esprit d’éternelle compétition, de fierté, une soif de toujours plus avec parfois un besoin de boucs émissaires et d’être le centre de toute espèce ou de toute race, Hugo Gryn le souligne dans ses écrits en tant que Juif déporté : « Il est une chose que j’ai fort bien comprise : ce qui nous est arrivé n’est pas à cause de ce que les gens ont fait après l’avoir rejeté. J’ai été témoin de la destruction qui s’ensuit lorsque l’homme essaye de se faire Dieu ».

C’est un fait qui restera toujours présent dans l’existence de l’espèce humaine. «  On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers » dit Fiodor Dostoïevski dans son livre Les Frères Karamazov. On peut citer le livre La ferme des animaux de George Orwell, qui est connu pour sa position contre les régimes totalitaires comme le nazisme, un récit simple qui peut paraître bon pour les enfants mais cet apologue est un récit imaginaire allégorique, destiné à corriger les mœurs et les comportements et à interpeller le lecteur, en comparant les hommes aux animaux encore une fois. Les hommes, comparés aux animaux dans de nombreux écrits ou alors comparés au créateur, resteront t-ils d’éternels acteurs de la plus grande cruauté et de la plus grande bêtise ?

( 9 février, 2015 )

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